Eléphantiasis, encre, 29,7x42cm, 1976
Bédé: Eléphant/Eléphantiasis
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PLANSITE-----SITEMAP----

ANALYSE

Cette planche est un travail réalisé dans le cadre d'une U.V. d'arts plastiques consacrée à la sémiologie de la B.D. De mémoire, il fallait par un travelling latéral opérer des ruptures du récit qui, de plus, devait sans doute former une boucle. Le principe de l'exercice est certainement repris à la très belle suite photographique du photographe américain Duane Michals, qui utilisait, quant à lui, le travelling arrière dans Les choses sont bizarres (pour voir cette série photo dans une nouvelle fenêtre cliquez sur ce lien hors-site ).
Nous avons là trois ruptures successives qui, chacune à leur tour, déçoivent l'attente du spectateur. La première nous fait passer d'une apparente tête d'éléphant à une tête humaine au nez percé d'un anneau (rappelons qu'en cette époque hippie bénie la pratique du percing n'existait pas). La seconde, laisse augurer un pénis humain pour se terminer en trompe quasi éléphantesque. Et la troisième, revient à la tête d'éléphant du début en partant du personnage à la trompe joufflue. La boucle est donc bouclée.
Ici, au contraire du
Bûcheron, ce sont les formes qui sont ambiguës. Une même forme cadrée de manière serrée laisse augurer une signification que le lent glissement du travelling vient contredire. Plutôt que de nous parler de mondes imaginaires, ce travail remet donc en cause nos attentes à la fois perceptives (la matérialité du graphisme) et conceptuelles (l'interprétation que nous faisons de ces graphismes).

 

 

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