Au bord de la Duna,
Budapest-Pont-2
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Passant le pont qui vous mène de Buda à Pest ou de Pest à Buda, vous pourriez croire que les services municipaux ont installé une double barrière, afin d'éviter que des touristes rendus fous par le feu du paprika local ne se jettent dans l'eau rafraîchissante de la Duna.
Ainsi, tandis que deux barres horizontales semblent placées là pour accueillir vos mains agitées par le piment, deux rangées de barres verticales serrées redoublent leurs efforts afin que vous ne soyez emportés, tels des fétus de paille, dans une valse humide, linéaire et marronnasse, par une de ces brusques bourrasques, qui suivent le cours du Danube.
Mais les ponts de Budapest ne s'encombrent pas de telles considérations. Ainsi, en lieu et place des deux rambardes supposées, vous avez ici l'ombre portée d'une seule et unique balustrade sur le macadam du trottoir. Cette ombre prise dans l'axe même du soleil transforme ainsi l'horizontalité de la chaussée en un semblant et faux semblant de barreaux verticaux et inexistants. Seule la main courante inférieure pose encore problème. Problème qui n'en est pas un puisque nous n'avons pas là une main courante mais un renfort de béton bien réel coulé entre deux feuillets d'acier à même la chaussée. Pourtant, nous pouvons nous demander ce que ce supposé renfort peut bien venir étayer, puisque, à regarder certaines ombres portées des véritables barreaux, nous voyons bien que leur base n'est pas en contact avec lui.

À regarder maintenant la photo suivante, présentée ci-dessous, nous comprenons mieux la situation qui vient d'être décrite. D'un coté, par le jeu de l'alignements continu des barres avec leurs ombres portées qui place l'objet vertical sur une même trajectoire que sa projection horizontale, nous croyons voir deux barrières. D'un autre coté, en raison de l'alignement parallèle de la main courante et du renfort de béton, nous avons le sentiment que la barre de béton posée au sol vole dans les airs pour venir se placer au niveau de la main courante.
Pourtant quelque chose reste pour lors incompréhensible et inexplicable. Si les barres métalliques viennent réellement porter leur ombre sur la chaussée, comment se fait-il que leur ombre ne vienne pas recouvrir le bloc de béton en portant sur lui les hachures que nous voyons sur le trottoir ? Autrement dit, comment une ombre posée au sol pourrait-elle passer sous un objet au sol ? Et là, malheureusement, je n'ai pas la réponse, ayant oublié la topographie exacte des lieux de cette fin d'après-midi hongroise ensoleillée.

 

Budapest-Pont-1

 

 

 

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