Réverbère, Paris, 2007.
Ombre du réverbère.
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PLANSITE--------SITEMAP----

 

En cette même journée hivernale et ensoleillée, poursuivant votre marche sur le quai, vous auriez pu rencontrer un autre contact équivoque. En dépit des apparences, cette nouvelle photographie présente un contact qui réunit deux éléments étrangers l'un à l'autre. Alors que l'image précédente unissait l'ombre d'un premier platane au tronc d'un second, nous allons maintenant associer deux éléments de nature totalement différente, sans pourtant que leur réunion surprenne le regard ou paraisse invraisemblable à un premier entendement.
Partons cette fois de la chaussée supérieure. Un réverbère parisien se détache sur le fond d'azur. Nous le distinguons de la jungle de platanes, tant par ses reflets métalliques que par la rectitude de son fût. Mais fait étrange, bien qu'étant recouvert par les branches des arbres plantés sur la chaussée supérieure, sa base semble fixé de ce coté-ci du muret et pourrait même traverser le ressaut de la muraille pour aller s'enterrer sous les pavés du quai de Seine. Vous aurez deviné que le tracé sombre sur la muraille ne fait pas partie du réverbère. Nous avons là, en dépit de sa quasi rectilignité, l'ombre portée d'une branche du platane qui du quai s'élance en oblique vers la
Seine en formant une fourche. La base du réverbère se révèle être l'ombre de la branche gauche de cette fourche.
Mais peu importe, ici encore, nous voyons s'accomplir le travail du contact et de l'alignement équivoques. Tandis que le contact colle le métal et l'ombre à la surface de la photographie, l'alignement fait coïncider leurs contours tout en leur attribuant une direction commune.

 

 

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