Poteau-Poteaux, Lion sur mer, printemps
Poteaux-Lion-sur-mer
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PLANSITE-----SITEMAP----

 

Qu'avons-nous là, à la lisière de cet océan normand ? Un poteau dont les blocs s'empileraient du plus épais au plus fin afin de résister aux vents et aux marées. Mât de cocagne, sur cette plage déplacé, dont le trophée pourrait être, pour le plus téméraire des alpinistes normands, d'emporter un lot de boites de sardines lors de la fête annuelle du village. Ou n'aurions-nous là qu'un simple porte-drapeau censé, selon la couleur du drapeau hissé, exprimer aux parisiens assommés par le décalage horaire l'état de la mer qu'ils ont sous les yeux ?
Mais après tout, ce semblant de mât ne serait-il pas, comme sur toute côte atlantique qui se respecte, un simple alignement de poteaux de hauteurs égales, qui partant de la grève iraient s'égrenant jusqu'à l'écume, afin de servir selon les cas, les circonstances et les localisations, de brise-lames hivernal, de porte-serviettes estival ou bien encore de support de moules à bouchot.
Ainsi, il est vrai que cette grande verticale n'en est pas une, qui se contente d'être une suite échelonnée de poteaux s'étalant sur le sable, qui, perçus sous cet angle unique, semblent s'étager dans la hauteur de l'espace plutôt que de s'éloigner vers la ligne d'horizon marine.
Comme la plupart des alignements, celui-ci ne fait pas exception à la règle : l'espace est aplati en ce que nous sommes conduits à imaginer un trajet vertical vers le zénith en lieu et place de l'échelonnement progressif et discontinu des différents poteaux en direction du plan horizontal de la mer normande.

 

 

 

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