Arrêt au port, Prague, 2007.
Prague-Aeroport-1
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PLANSITE-----SITEMAP----

 

À l'aéroport de Prague, la lumière passe par les vitrages de la toiture pour venir éclairer les salles intérieures. Et, parfois, sous certains points de vue très précis, vous en arrivez à percevoir de la platitude là où il n'y a que relief et orthogonalité. Ainsi, par le jeu d'un rai de lumières projetée sur l'architecture, les trois plans brisés de cette cavité (étage inférieur, mur vertical et étage supérieur) semblent former une surface plane et continue. Principalement en raison de la base de ce rai de lumière, dont le tracé rouge (ci-dessous) montre la quasi rectilignité.

 

Prague-Aeroport-2

 

En dépit de l'éloignement des lieux, cette situation n'est pas sans rappeler le garage pliant de Limoges. Il n'en reste pas moins que la coïncidence d'alignement sur une même oblique de trois lignes appartenant à trois plans différents était beaucoup plus difficile à trouver en cet endroit. En premier lieu, la lumière remplace la corniche du garage. La journée aurait été maussade que cette coïncidence serait ainsi passée totalement inaperçue de tous les passagers en partance ou en "arrivance" qui n'ont pas manqué de se recueillir un court moment devant cet aplatissement hallucinatoire de l'espace dans lequel ils se mouvaient, jusqu'alors, sans se poser la moindre question sur le réel et sa perception. En second lieu, la lumière est mouvante et fugace : une heure avant, une heure plus tard et nous n'aurions pas pu accéder à cette révélation de la platitude du réel que le garage limougeaud, en digne héritier de la ténacité des habitants de la ville, perpétue jour après jour. Enfin, l'aplatissement de l'aéroport de Prague est plus difficile à accepter en ce qu'il associe trois plans orthogonaux. Les angles obtus du garage nous facilitaient grandement la tâche.
Voilà. Si vous avez quelque chose à ajouter, surtout ne dites rien !

 

 

 

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