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Il n'est pas besoin d'aller à la mer pour être trompé par les verticales. Ainsi, rue de Lille, à certaines heures d'une journée parisienne ensoleillée, vous pourriez tomber devant ce spectacle inattendu, d'une quasi verticale infinie, qui, à la manière des Poteaux de Lion sur mer, iraient se superposant les uns les autres par taille décroissante. Mais tout piéton parisien aguerri comprendra bien vite que nous avons là une succession de barres métalliques fichées dans le trottoir afin qu'une voiture de parisien, tout aussi aguerri, ne vienne par une malheureuse mais inévitable conjoncture de circonstances (à savoir la distance phénoménale séparant la portière du véhicule de la porte de la boulangerie ou du bureau de tabac) poser ses roues sur la part de bitume réservée, d'après certaines légendes très anciennes, aux piétons.
Ainsi, les différents tracés, poteaux et ombres, se succèdent-ils de manière continue pour en arriver à créer une verticale plastique. Alors que dans la réalité les poteaux sont séparés l'un de l'autre et que les ombres forment un angle droit avec le poteau dont elles projettent la silhouette au sol, nous pouvons croire à un empilement continu et contigu de formes.
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