Bouddha thaï, Thaïlande, 2002.
"Bouddha Thai", photo à contiguïté ambiguë.
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PLANSITE-----SITEMAP----

 

Vous avez sans doute déjà compris que cette tête de Bouddha thaï n'est pas posée sur la colonne telle la tête d'un petit noble guillotiné par la révolution française qu'un sans-culotte se serait empressé de prendre par les cheveux avant que d'aller l'exhiber devant la populace avide de sang.
Il est vrai que la réhabilitation de certains sites dans l'est de la
Thaïlande a parfois donné lieu à des reconstitutions de statues dont la présentation n'a plus rien à voir avec les règles de la statuaire bouddhique (voir ci-dessous à gauche).

 

Bouddha-rompubouddha-du-Ciel

 

Mais certains indices ne peuvent nous tromper. Ainsi en est-il de la lumière. Tandis que le fut de la colonne reste à l'ombre, la tête du Bouddha est illuminée par l'éclairage naturel du temple. Il est vrai que le sommet de la colonne est, en raison de la présence d'un liseré lumineux, lui-aussi, exposé à la lumière. Ce constat ne suffit pourtant pas à placer ces deux éléments à une même distance, car c'est l'origine de la source lumineuse qui importe ici. Ainsi, contrairement à ce que nous pourrions croire, l'ouverture trapézoïdale située en arrière de la tête n'est pas la source lumineuse principale de l'image. Il est vrai que cette ouverture permettrait d'expliquer tant l'ombre du fut de la colonne que l'éclairage de son tambour supérieur. Mais à suivre cette voie, la tête du Bouddha devrait alors s'éteindre, son sourire disparaître, et son regard se fondre dans l'obscurité. En fait, comme le montre cette autre photo (ci-dessus à droite), ce temple est doté d'un éclairage principalement zénithal. Ainsi, le Bouddha médite assis, placé en arrière de la colonne dont il semble faire son torse et en avant du trapèze lumineux qui paraît le coiffer.
Encore une fois, nous avons là un contact équivoque de surfaces.

 

 

 

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