Les taches blanches, Paris, 2008
Pluie-du-Marais
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PLANSITE-----SITEMAP----

 

Il y a en cette image toutes ces taches blanches qui, par contraste avec les parties sombres, renforcent l'aspect lépreux du mur d'un Marais dont les fondations auraient, par capillarité, absorbé les effluves, les miasmes et l'humidité ambiante. Pourtant, à regarder le sommet du bâtiment, nous voyons que la surface noire qui en vient à couper les fenêtres à la gauche de l'image ne peut être considérée comme le toit de la bâtisse.
C'est ainsi que par un après-midi pluvieux, abrité de la pluie par la rabane d'un café, je me suis demandé ce qu'un appareil jetable ferait de ces gouttes, qui dégoulinant de la toile, allaient grossir le flot du caniveau parigot.
Nous avons là un contact équivoque de surfaces. Car à observer les taches blanches jouxtant la toile, nous supposons leur proximité, tandis qu'à masquer de la main cette rabane, nous imaginons la léproserie décrite plus haut, qui repousse loin de nous ces même éléments que rien pourtant ne différencie. Ce constat plastique étant établi, nous pouvons ensuite (d'autres diraient avant sans que je ne puisse les contredire) imaginer dans un cas des gouttes de pluie et dans l'autre des tâches blanchâtres à la surface d'un mur décrépi.

 

 

 

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