Thermes de Constantin, Arles, été
Thermes-Arles
precedent suivant

 


PLANSITE--------SITEMAP----

 

Les ruines arlésiennes des Thermes de Constantin permettent de découvrir des liaisons insoupçonnées et apparemment impossibles entre les différents arcs romans du bâti. Car à y regarder de plus près , vous découvrirez bien vite que le départ d'arc en briques situé dans l'ombre du mur nous faisant face ne peut poursuivre son trajet dans le grand arc ensoleillé fuyant vers la gauche.
Trompés par l'alignement de deux courbures identiques, nous posons, en dépit de l'orthogonalité des murs, ces lignes sur un même plan, de même que nous les imaginons, en dépit des mètres qui les séparent, à une même distance. Ainsi, cet alignement fortuit en arrive à produire une contiguïté illusoire qui renie tout autant l'orientation des surfaces que leur échelonnement dans l'espace.
En cela, nous pensons avoir là un inextricable mélange des deux catégories de l'ambiguïté des relations spatiales que sont le contact équivoque et l'alignement ambigu. Il semble pourtant que l'alignement prédomine. Il suffirait en effet de se déplacer d'un pas vers la gauche ou la droite pour que ces deux lignes, retrouvant leur autonomie, rompent le contact que leur illusoire continuité avait pu laisser augurer.

 

NOTA BENE
Mais ces thermes ne sont pas nés sous les meilleurs auspices, car un autre élément caché dans l'image n'est pas de bon augure. En cherchant bien, vous pourriez trouver la tête d'un lion, qui, en dépit des apparences, n'est pas une sculpture de marbre aux vertus propitiatoires mais la simple accumulation des ruines et de la décrépitude dues au temps qui passe.

Thermes-Arles-detail
 

 

 

RETOUR AU SOMMAIRE

RETOUR À L'ACCUEIL

precedent suivant