Banc, Île aux cygnes, Paris,
Banc-ile-des-Cygnes
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PLANSITE-----SITEMAP----

 

Sur l'île aux Cygnes, vous pouvez encore trouver ces bancs à l'ancienne, qui évoquent la jardin de votre grand-mère berrichonne. Mais à regarder plus loin que votre grand-mère, morte, enterrée et mangée par les vers, quelque chose de ce banc peut encore nous retenir. Si l'ombre du banc n'était pas déformée par le point de vue du photographe, nous aurions là un rectangle parfait. Alors qu'une première réflexion nous conduirait plutôt à penser que les ombres sont par définition plus complexes, ou pour le moins plus déformées, que les objets dont elle émanent., en ce cas précis, le contraire se produit : aucune des courbes et des contre-courbes du banc ne transparaît en ce rectangle rayé !
Pourtant les classiques connaissaient déjà ce phénomène. La gravure présentée ci-dessous montre, s'il en était besoin, qu'une seule et même forme peut donner lieu à des projections diverses et variées, qui tantôt simplifieront la forme d'origine et tantôt la compliqueront.


Cone-Visuel

 

Il n'en reste pas moins qu'en cette photo quelque chose de la gravure s'est déplacé. Ce n'est plus tant l'oeil du spectateur qui tire les ficelles du cône visuel que le soleil lui-même. Ainsi, pour voir un banc rectangulaire plutôt que son ombre, il faudrait que nous soyons à la place du soleil lui-même, soleil dont les rayons ardents permettent au simple mortel que nous sommes de contempler, de ce point de vue unique, le reflet ombré et décalé de ce que l'astre, qui nous domine, connaissait déjà.

 

 

 

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