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Il semblerait qu'en ce début de XXIème siècle, les architectes placent encore un talus pour affermir la base des édifices construits non loin de la Seine. Car, bien qu'ignorant si le sol, pour lors recouvert de gravats, sera un jour comblé, nul ne pourrait sérieusement prétendre qu'un fossé sera ici laissé, afin de transformer ce talus rayé en escarpe protégeant la bâtisse des assauts de supposés barbares modernes. Il n'en reste pas moins que la présence de ce talus en arriverait à nous faire douter du savoir des architectes contemporains et de la solidité de leurs constructions. Nous allons donc tourner autour de ce talus afin d'en comprendre les tenants et les aboutissants.
L'incertitude est devenue telle que nous devons en passer par une troisième image, prise d'un autre point de vue, pour établir la vérité sur ces fondations si changeantes. La photographie présentée ci-dessous montre des murs verticaux qu'aucun talus, aucune escarpe, aucune inclinaison, ne viennent renforcer. En dépit des rayures obliques qui les recouvrent, les murs apparaissent maintenant comme étant verticaux. La preuve est ainsi faite, mais il est vrai preuve par l'image, que notre première perception des orientations spatiales était fausse. Quel est donc ce mécanisme plastique, qui, travaillant la surface de la première image, a pu induire notre système perceptif en erreur ?
Nous avions là une superposition équivoque. Selon le point de vue, les rayures oranges peuvent apparaître comme s'inclinant vers le bâtiment ou dressées à la verticale par le mur qui les porte. Ainsi, une même bande peut donner à voir deux orientations distinctes et contradictoires d'un même tracé graphique.
ADDENDUM Nous ne pouvions pas en rester là, nous ne pouvons pas nous quitter ainsi, clore cet entretien par une phrase aussi rugueuse et brutale. Car, au-delà de leurs orientations incertaines, ces bandes obliques cachent encore d'autres trésors. Les plus attentifs et les plus studieux d'entre vous auront déjà remarqué qu'un autre phénomène plastique était à l'oeuvre dans la photo précédente, mécanisme que la photographie suivante met en évidence.
Nous avons là un alignement plastique. En dépit du retrait du mur situé à droite, les deux parois semblent se retrouver à l'intérieur d'un plan commun, et en cela à une même profondeur dans l'espace. Pour en arriver à cette situation incongrue, Il suffit que deux rayures marrons ou oranges distantes affichent, sous un angle de vision bien précis, une bordure illusoirement continue. Parce qu'elle donne le sentiment de se prolonger d'une paroi à l'autre, cette bordure va réunir les deux tracés distants à l'intérieur d'un même plan, à une même distance.
BONUS
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