Balcon, rue de Varenne, Paris.
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PLANSITE-----SITEMAP----

 

Cette grille de balcon prise dans la rue de Varenne n'est en fait qu'une variante de la grille de la rue du Roi de Sicile, à la différence que la figure réversible ici présente s'inscrit dans un losange au lieu d'apparaître à l'intérieur d'un rectangle. Ainsi, à l'instar de la grille précédente, nous pouvons hésiter entre trois interprétations différentes et en cela contradictoires de son tracé : une forme totalement plane, un volume convexe et un autre concave.
Mais, à bien y regarder, quelque chose d'autre peut encore apparaître. En passant du rectangle, plan vertical affirmé, au losange composé d'obliques, il est possible d'imaginer une perspective parallèle en lieu et place d'une vision tout à la fois frontale et verticale. Nous aurions donc là une vue plongeante, isométrique, dimétrique ou trimétrique (je ne sais plus), sur un rectangle perçu de biais. Cette nouvelle orientation du tracé donne ainsi lieu à nouvelle interprétation. C'est sans doute en raison de cette possible perspective que je suis, au contraire de ce qui avait été supposé du balcon précédent, plutôt enclin à voir maintenant un volume concave. Bien que la fonction de cette grille soit identique à la précédente, bien que nous soyons encore en légère contre-plongée, cette forme géométrique évoque pour moi une sorte de stade tennis, plutôt que de me laisser penser à une pyramide tronquée.

 

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Comment expliquer ce renversement dans l'ordre des interprétations ? Sans doute y-a-t-il là un tropisme personnel. J'avais dessiné, il y a bien longtemps une série sur ce type de forme creuse (ci-dessus à droite et voir le dessin et la série). Partant d'un hommage aux excavations de Michaël Heizer dans le désert américain, j'en étais arrivé à opposer des rings de boxe, formes convexes, opposés à des stades de tennis, formes concaves (ci-dessous et voir le dessin).

 

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Pourtant, cette fois encore, l'effet de contre-plongée devrait, à la manière du balcon de la rue du Roi de Sicile, m'inciter à voir du plein plutôt que du creux. En effet, les deux trapèzes inférieurs étant plus proches de nous que les deux supérieurs, le plus stupide des perspectivistes devrait logiquement en déduire que la pente des trapèzes du bas, étant plus haute, est tournée vers nous, tandis que celle des trapèzes du haut, étant moindre, nous est en partie masquée.

 

 

 

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