THÉORIE

"Les ratés de l'implicite du langage"

 


PLANSITE-------SITEMAP----


"EN TRAVAUX"

POSTULATS IMPLICITES D'UNE THÉORIE DE L'IMPLICITE

"EN TRAVAUX"

Toute théorie est une fiction, toute théorie est une histoire racontée sur le monde. Mais la théorie qui va suivre excède encore ce propos en se posant comme une fiction théorique, une fiction de théorie.
Toute théorie suppose encore des postulats qui sont à la théorie ce que l'implicite est au langage. Vous trouverez donc ci-dessous les principaux présupposés sur lesquels reposent la
Classification des ambiguïtés et paradoxes de l'implicite du langage. Ces postulats seront à prendre pour ce qu'ils sont : les fondations arbitraires sur lesquelles se construit une soi-disante théorie qui aura, à chaque étape de son élaboration, à en respecter les principes de départ afin que la construction finie puisse se prévaloir d'une quelconque logique à l'intérieur de son propre et seul espace imaginaire.

LE SCHÉMA DU PAPILLON
Pour arrimer cette nouvelle classification, nous devrons en passer par nombre de postulats, qui, à leur manière, seront les présupposés implicites de la théorie présentée ici. Le schéma du papillon devrait nous permettre de replacer dans un contexte sémio-linguistique les grands enjeux de l'implicite. Pour mon plus grand malheur et pour des raisons qui ne seront pas exposées sur cette page, j'ai eu à subir les triangles. Cette situation m'a donné l'idée de réunir en un dessin unique, le papillon présenté ci-dessous, les deux triangles emblématiques de la communication.

Schema de l'implicite de la langue

GLOBALITÉ ET PONCTUALITÉ
Pour faire suite à la
Classification des ambiguïtés et des paradoxes de l'explicite du langage, qui ne suffisait pas à contenir et rendre compte de l'ensemble des accidents de la langue, nous allons aborder l'implicite du langage. L'implicite sera ici considéré comme étant tout ce qui n'est pas présent matériellement (le syntagme) ou même logistiquement (le paradigme conçu, bien simplement, comme un ensemble de dictionnaires) dans la construction d'un discours spécifique, et qui, pourtant, le fonde et le borde de toutes parts. En cela, l'implicite penche plus du coté de la langue et de la compétence que de la parole et de la performance, il représente l'ensemble des présupposés logiques qui peuvent ultérieurement donner lieu à des énoncés particuliers. L'implicite du discours est donc à considérer comme tout ce qui n'entre pas ou ne participe pas directement à la construction d'un texte précis. Nous trouvons là : le contexte, le métalangage, l'instance de l'énonciation, les niveaux discursifs,... Un critère simple devrait permettre de ne pas confondre les deux classifications : tandis que la classification de l'explicite a tenté de dénombrer l'ensemble des atteintes ponctuelles (qui portent sur des points précis) portées au discours, celle de l'implicite devrait révéler les failles globales et généralisées que la structure de la langue autorise en tout discours venu ou à venir.

ÉNONCIATEUR ET ÉNONCIATAIRE
Le schéma du papillon met en place un système d'oppositions. Un des couples que nous aurons à surveiller afin de distinguer l'explicite de l'implicite, sera celui opposant l'énonciateur (émetteur, sujet de l'énonciation,...) à l'énonciataire (récepteur, destinataire,...). L'implicite se place, en tant que compétence, du coté de l'énonciateur, de celui qui est à même de parler et d'imaginer, alors que l'explicite, en tant que performance, se contentant parfois d'être en attente d'un regard ou d'une écoute, penche du coté de l'énoncé et d'un énonciataire déjà-là ou à venir,.

LES TROIS QUESTIONS DES TROIS TERRITOIRES
À la manière de la classification des figures impossibles et ambiguës, nous allons mettre en place le questionnement singulier que les ambiguïtés et paradoxes posent aux trois types de surfaces de l'image et du langage que sont : la figure, le fond et leur association conflictuelle : la figure-fond.
La figure ne pourra nous retenir longtemps en ce qu'elle relève de l'explicite de la langue. Tout énoncé, bien que porteur possible d'ambiguïtés et d'impossibilités explicites, doit tout d'abord être pris pour ce qu'il est, : un texte donné ponctuellement, ici et maintenant. En ce sens, ne renvoyant qu'à lui-même, ce texte là est circonscrit au territoire de la figure. Abordons alors les deux territoires qui acceptent et supportent une part d'implicite.
Une ambiguïté du fond, comme le
Dalmatien dans le domaine de l'image ou un acrostiche dans le domaine de l'explicite du langage, posaient la question du : "Où regarder ?". Avec l'implicite du langage, la question à poser sera celle des outils de la langue. Nous aurons ainsi, à nous demander : "Comment parle-t-on ?", "Avec quoi parle-ton ?".
Une ambiguïté de la figure et le fond, tels le
Vase de Rubin pour l'image et les vers brisés pour le langage, posaient la question suivante : "Que choisir ?". En quittant le champ de l'explicite de la langue pour entrer dans celui de l'implicite, nous aurons à nous demander : "Qui parle ?" ou encore : "D'où parle-t-on ?".
À l'aune de ces questions, l'écart qui sépare l'implicite de l'explicite de la langue semble bien plus grand que celui qui distingue l'explicite du langage de celui de l'image. Mais, bien que l'étude de l'implicite de l'image n'ait pas encore été menée à bien, la névrose obsessionnelle de rangement de l'auteur de ces lignes vous garantit que tous les moyens seront employés afin que les grands équilibres de ce monde théorique soient à jamais sauvegardés.

 

 

 

 

 

EN COURS, EN TRAVAUX, À FAIRE, À CONTINUER, À PROLONGER

 

L'IMPLICITE ET LE TERRITOIRE DE LA FIGURE-FOND

Nous avions déjà utilisé les trois types de surfaces de l'image pour classer les illusions de la représentation spatiale dans notre Perfectible classification des figures impossibles et ambiguës. Puis, nous avions de nouveau employé ces trois surfaces pour classer les figures du discours qui donnent lieu aux ambiguïtés et paradoxes de l'explicite de la langue. Nous allons maintenant voir ce qu'il advient de ces trois espaces dans le champ de l'implicite du langage.
Rappelons tout d'abord la problématique de la figure-fond. En passant du champ de l’image à celui du langage, le fond change de nature, tant d'un point de vue matériel que conceptuel. Alors que, pour l'image, le fond représente l’arrière-plan d'où surgit la forme qui fera figure, le fond de la langue apparaît dans un premier temps comme un support plat et matériel (la page, le feuillet, le fascicule...) à la surface duquel s’enchaînent signifiants et syntagmes. Tandis que le fond de l'image est un espace signifiant où la figure évolue, celui du langage reste un support matériel neutre et dénué de toute intention et de toute signification. Mais cette définition vaut pour l'explicite du langage. En passant du coté de l'implicite, le fond incarne ce qui, bien qu'habituellement absent, est indispensable à tout énoncé : référent, énonciateur, métalangage,... À cette aune, la problématique de la figure-fond de l'implicite du langage permet à un hors-champ caché, un fond, de venir s'inscrire pour faire irruption, figure, dans l'énoncé.
Ainsi, deux aspects de la langue peuvent évoquer la figure-fond de l’image. Du coté de l'explicite du langage, nous avons déjà abordé le lapsus scriptae qui laisse sourdre la signification ordinairement reléguée dans les grands fonds inconscients de l'énonciateur. Du coté de l'implicite, nous aurons tout : tant l'énonciateur que le référent réel et le métalangage pourront enfin venir s'inscrire dans la figure de l'énoncé.
Pour distinguer l'ambigu de la figure-fond de celui du fond, nous dirons que l’ambigu du fond se contente de camoufler un sens caché dans un chaos apparent, alors que l'ambigu de la figure-fond nous oblige à voir un sens, habituellement situé dans le hors-champ de l'énoncé, en lieu et place du sens habituel, que ce dernier soit connu ou simplement attendu.

L'IMPLICITE ET LES AMBIGUÏTÉS DE LA FIGURE-FOND

En essayant de lister les différents atteintes que l'implicite aurait à subir, j'en suis arrivé au pastiche, procédé qui s'incarne dans un énoncé à l'explicitation obligée : sans texte premier pas de pastiche et sans pastiche pas de texte second. Mais, la problématique linguistique du pastiche repose plus sur le statut de l'énonciateur que sur le texte donné à voir ou à entendre. Car, l'extrait d'un texte qui n'affiche pas le nom de son auteur restera lisible. Soit que vous vous moquiez de connaître le nom de l'auteur, soit que vous le supposiez, puisque tant votre ignorance que votre prétendue connaissance n'accepteraient d'avoir été le sujet d'une quelconque supercherie. Pourtant, tout énonciateur, avant qu'il n'incarne le rôle du plagiaire ou du faussaire, joue déjà un double jeu. Il est dans le texte comme auteur avéré ou inconnu, mais surtout et aussi hors-texte, en tant qu'auteur ayant déjà eu à écrire son univers et qui se pense comme ayant encore à écrire le monde. En cela, le texte donné à voir relève de la figure, tandis que le statut de l'énonciateur (connu, inconnu, Nobel, vivant, mort, débutant, plagiaire,...) forme un champ si vaste que même le fond de la langue peine à en poser les limites.
Après cette reconnaissance du territoire de la figure du fond, reprenons nos critères. En premier lieu, le pastiche porte atteinte à un énoncé global, atteinte qui, de plus, peut être étendue à tout discours. En second lieu, cette remise en question de l'identité de l'énonciateur fait que nous sommes là du coté de l'émetteur. Non seulement le message et le récepteur sont atteints après coup., mais, tous deux peuvent être et rester dans l'ignorance, matérielle ou intellectuelle, de la supercherie. Nous en arrivons ainsi au dernier critère évoqué en introduction. Quelle question pose le plagiat ? La réponse est simple :
"D'où parle-t-on ?".

 

 

 

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