LISTE

"Les superpositions équivoques de la figure et du fond"

--------


PLANSITE-----SITEMAP----


Vous trouverez ci-dessous une liste de paradoxes de la langue qui, d’après moi, utilisent le principe de la superposition équivoque pour en arriver à ces incohérences particulières du langage. Si vous désirez comprendre les raisons pour lesquelles ce mécanisme plastique hérité de la classification des images impossibles et ambiguës a été appliqué aux paradoxes de la langue, veuillez consulter la page intitulée :
“L’ambigu de la figure et du fond”

1. MISE EN ABYME

ABYME
En s'attaquant à la ponctualité d'un énoncé, la mise en abyme travaille le rapport de la figure et du fond de la langue. Avec elle, nous perdons pied, ne sachant plus où nous arrêter dans un récit qui repousse les limites auxquelles il nous avait habitué. Ses récits sans fin nous font douter d'une figure permanente surgissant d'un fond neutre. En débordant du cadre du récit, la mise en abyme dénie à la langue la capacité d'organiser le fil d'un discours logique, univoque et fini.
C'est ainsi que nous avons à subir un procédé qui, soit nous perd dans les différents récits relatés par un sujet de l'énoncé démultiplié dans un jeu de miroirs infinis, soit nous empêche d'arrêter une narration dont les histoires s'embôitent comme des poupées russes.
C'est ainsi que nous avons encore à subir le travail insidieux du serpent qui se mord la queue, lorsque nous ne pouvons plus arrêter les enchaînements circulaires d'un discours qui revient sans cesse à son départ..

SUPERPOSITION
Mais qui vient ici, dans la mise en abyme, se superposer ?

2. CITÉS PAR BERNARD DUPRIEZ

CONTREPÈTERIE (p. 131) : altération de deux sons de deux éléments d’un syntagme.

“Martyr c’est pourrir un peu.”
PRÉVERT, Paroles, p. 3.

PARAGRAMME (p. 319) : faute d’orthographe où une lettre est substituée à une autre.

“Sa Majesté la ruine d’Angleterre.”
“Ma patate maman.”
IONESCO, Jacques ou la soumission, p. 134.

SUBSTITUTION (p. 426) : remplacement de lexèmes dans une formule attendue.

“Quoi, vous ici cher comte? Quelle bonne tulipe! Vous venez renflouer votre chère pitance?... Mais comment donc êtes-vous bardé?”
TARDIEU, Un mot pour un autre.

“Quand la raison n’est pas là, les souris dansent.”
ELUARD, oeuvres. t. 1, p. 153.

“Deuil pour deuil.”
DESNOS, Deuil pour deuil.

 

 

 

RETOUR AU SOMMAIRE

RETOUR À L'ACCUEIL