Tour Eiffel, Paris, été 2006.
"Tour Eiffel, 1", photo à contiguïté ambiguë.
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Des traînées d'avion parcourent le ciel parisien, leurs sillages s'enchevêtrent, se croisent et s'égarent dans toutes les directions. Puis, selon le point de vue que vous avez sur la ville et ses bâtiments, certaines coïncidences peuvent apparaître. Ainsi, par beau temps, vous pourriez voir un panache d'avion à réaction se poser au sommet de la tour Eiffel, pour, d'un trait crayeux, la transformer en balance gigantesque et fantastique, posée en bord de Seine, attendant la fin du monde afin de peser les âmes des parisiens. Mais, pour en arriver à cette interprétation divine, une parmi tant d'autres, notre cerveau a dû procéder auparavant à une relation plastique : la contiguïté qui semble réunir à l'intérieur d'un même plan la verticale de la tour posé au sol à une centaine de mètres et l'horizontale blanche suspendue dans l'atmosphère à des dizaines de kilomètres. Cette contiguïté illusoire, ici appelée contact équivoque, est cependant tout autant visible dans l'image photographique qu'à travers le viseur de l'appareil du même nom. Ainsi tant l'image d'une représentation spatiale, que sa perception in situ, sont capables d'aplatir la profondeur du réel. D'après la classification toujours perfectibles des figures impossibles et ambiguës, le contact équivoque est un des trois principes de remise en question de la vérité des relations spatiales.
Les deux images ci-dessous ne font que présenter une variante de la contiguïté équivoque proposée ci-dessus. Alors que la première vue montrait un contact équivoque de contours, ces dernières offrent un contact équivoque de surfaces. La croix de
saint André formée par deux, ou peut-être quatre, traînées d'avion paraît en effet fixée à l'arrière de la tour qui lui servirait d'axe. C'est ainsi, que par beau temps vous pouvez parfois apercevoir un moulin blanc sur la rive gauche de la Seine.

 

Eiffel-3Eiffel-2

 

 

NOTA BENE
Il est conseillé de rompre l'enchaînement de cette suite photographique, pour contempler une vue qui, bien qu'utilisant les mêmes éléments de la réalité (à savoir : un monument parisien et le panache d'un avion à réaction) ne relève pas de la même catégorie. Jetez donc un coup d'oeil rapide au
Palais de Tokyo, pour comprendre ce qui distingue de manière imparable l'alignement du contact équivoque.

 

 

 

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