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Des traînées d'avion parcourent le ciel parisien, leurs sillages s'enchevêtrent, se croisent et s'égarent dans toutes les directions. Puis, selon le point de vue que vous avez sur la ville et ses bâtiments, certaines coïncidences peuvent apparaître. Ainsi, par beau temps, vous pourriez voir un panache d'avion à réaction se poser au sommet de la tour Eiffel, pour, d'un trait crayeux, la transformer en balance gigantesque et fantastique, posée en bord de Seine, attendant la fin du monde afin de peser les âmes des parisiens. Mais, pour en arriver à cette interprétation divine, une parmi tant d'autres, notre cerveau a dû procéder auparavant à une relation plastique : la contiguïté qui semble réunir à l'intérieur d'un même plan la verticale de la tour posé au sol à une centaine de mètres et l'horizontale blanche suspendue dans l'atmosphère à des dizaines de kilomètres. Cette contiguïté illusoire, ici appelée contact équivoque, est cependant tout autant visible dans l'image photographique qu'à travers le viseur de l'appareil du même nom. Ainsi tant l'image d'une représentation spatiale, que sa perception in situ, sont capables d'aplatir la profondeur du réel. D'après la classification toujours perfectibles des figures impossibles et ambiguës, le contact équivoque est un des trois principes de remise en question de la vérité des relations spatiales.
NOTA BENE
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