B.N.F., Paris, 1999.
"Reflets de la B.N.F.", photo avec alignement équivoque.
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PLANSITE--------SITEMAP----

 

Cet alignement équivoque pose un problème à notre classification plastique des ambiguïtés spatiales. Certains reflets, particulièrement ceux des miroirs (Miroir de Paris, Miroir de Tours) mais d'autres encore (tel un Reflet lumineux) ont été considérés comme relevant d'une contiguïté équivoque des plans. Si vous avez la curiosité de regarder ces autres images vous remarquerez que le reflet présent en chacune de ces photographies provient du hors-champ. En ces photos, des éléments extérieurs, par l'intermédiaire d'un miroir ou d'une vitre, font irruption dans le champ de l'image. Ainsi l'ordre logique et attendu des plans dans la profondeur de l'espace s'en trouve bouleversé, donnant lieu à une contiguïté incertaine, inhabituelle et surprenante des plans. Ce qui n'est pas le cas ici, puisque tant le support du reflet que son origine sont présents dans l'image.
Avec cette photo, la difficulté consiste tout d'abord à définir le point de jonction des deux immeubles, qui, sans l'ombre d'un doute, sont disposés à l'orthogonale. Le problème est que la présence des reflets prolonge illusoirement la tour gauche dans la droite, et que celle de droite en use de même avec la gauche. Par cette intrication illogique des masses, nous ne sommes pas loin des figures impossibles. Pourtant, la solution est simple, qui veut que le point de jonction, non pas de deux tours distinctes mais d'une barre en forme de L, se trouve à l'angle supérieur formé par les deux masses conjointes. Nous n'avons donc pas là de contiguïté équivoque puisque ces deux barres sont réellement contiguës.
Deux alignements équivoques approfondissent illusoirement les deux barres du L. L'arête sommitale de la barre gauche trace à la surface du papier une ligne continue avec son reflet dans la barre droite, tandis que celle de droite procède de même avec la gauche
Ainsi, en ce type de reflet, ce n'est pas tant une contiguïté bouleversant l'ordre des plans que nous aurons à débusquer, que des alignements continus dont l'équivoque approfondit illusoirement la profondeur des masses.

 

 

 

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