ÉCRITS

"Tout les touts, les tous et les toutes"

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EXTRAITS DU CARNET 2008-2011

 

Il y a eu toutes les choses qui furent.
Il y a toutes les choses qui sont.
Il y aura toutes les choses qui ne seront pas.

 

 

Le printemps où tout éclôt
succède à l’hiver où tout est clos.

 

 

Tout partout et rien nulle part
s’entendent comme larrons en foire
pour nous conduire au même endroit.

 

 

Toutes ces avaries subies
qui viennent
de toutes les avanies enfouies.

 

 

Noyer le poisson,
étouffer l’air,
bruler le feu,
et déterrer la terre,
pour tuer toute parole.

 

 

Madame Je Sais Tout comble Monsieur Je Ne Sais Rien.
Madame Je Fais Tout satisfait Monsieur Je Ne Fais Rien.
Madame Je Ne Sais Rien irrite Monsieur Je Sais Tout.
Madame Je Ne Fais Rien exaspère Monsieur Je Veux Tout.

 

 

LA COMPLAINTE DU DéPRIMé

Rien ne me plaît et tout m’affecte.
La vie est courte et les hommes sont laids.
Je ne veux rien qui ne soit pas tout.

 

 

éPARPILLEMENTS

Tout est réuni pour que tout soit épars.

 

 

Quand tu es contraint et contre cent,
quand tu es contraint et contre tout,
tu perds à cent contre un.

 

 

EXTRAITS DU CARNET 2004-2008

 

LE PROPHèTE

Nous sommes tous morts et seuls les vivants ne le savent pas.

 

 

LA MORT

Une pour tous, tous pour une.

 

 

Tous les gens heureux du monde.
Tous les gens du monde heureux.
Tous les gens malheureux du monde heureux.
Tous les gens heureux du monde malheureux.

 

 

Je m’absente du présent,
puisqu’il ne s’est rien passé auparavant
et que tout reste à venir dans le futur.

 

 

L’oeil qui voit tout ne peut rien avoir.

 

 

TOTO LE TAO

Toto était taoïste.
Tout Toto était taoïste.
Tout le Tao était dans Toto.

 

 

CE N’EST PAS LE SEXE

Ils y pensent tout le temps mais n’en parlent jamais.
Ce n’est pas le sexe mais la mort qui les ronge.

 

 

Les paysages peuvent tout exprimer.
Les arbres peuvent tout exprimer.
Les villes peuvent tout exprimer.
Les mains peuvent tout exprimer.
Tout peut tout exprimer.

 

 

Tu n’aimes plus rien pour t’éloigner de tout.

 

 

TOUCEQUELONCé

A vingt ans, on s’angoisse pour ce que l’on ne connaît pas.
A cinquante, on s’angoisse pour tout ce que l’on sait.

 

 

NOUS ALLONS CHANGER

Nous allons changer dix fois de métier.
Nous allons changer cinq fois de femme.
Nous changerons nos habitudes, nous changerons de vie.
Tout va changer quand nous allons changer.

 

 

Je ne veux rien et je veux tout.
Je tremble, je frémis, je suis écartelé :
je ne veux rien et je veux tout.

 

 

Tout peut mesurer le temps que nous avons vécu.
Rien ne peut mesurer le temps qui nous reste à vivre.

 

 

AMOUR GLOIRE ET BEAUTé

Tout arrive toujours trop tard.
Seule la mort arrive en son temps.
Et même si la mort arrivait trop tard,
tout arriverait encore trop tard.

 

 

L’OR DE LA MORT

Je suis le nouveau Midas : tout ce que je touche se transforme en mort.

 

 

Toi tu n’auras rien et les autres auront tout,
car tu n’as pas assez le désir d’avoir, de vouloir et de pouvoir.

 

 

TOUT EST VRAI, PARCE QUE CELA S’EST PASSÉ.
TOUT EST FAUX PARCE QUE JE N’AI RIEN FAIT.

 

 

TOUT DOIT DISPARAîTRE

Tout doit disparaître au rayon lingerie.
Tout doit disparaître au rayon boucherie.
Et tout disparaîtra au rayon humain.

 

 

Je sais tout sur tout : je suis le grand gourou.
Je sais tout de vous : je suis le grand gourou.
Vous ne saurez rien de moi : je suis le grand gourou.

 

 

Tout a été mais rien n’est allé.
Puisque tout a été, tout est fini.

 

 

Ça commence en demandant tout.
Ça finit en n’ayant jamais rien.

 

 

Tu peines à vivre, c’est la peine de vivre,
car toute vie est condamnée à la peine de mort.

 

 

J’ai peur du palmier, j’ai peur du crocodile.
J’ai peur de l’image avec le palmier et le crocodile.
J’ai peur du livre avec l’image du palmier et du crocodile.
J’ai peur de la personne qui lit le livre.
J’ai peur de la maison où la personne lit le livre.
J’ai peur de la rue, de la ville et du pays.
J’ai peur du monde.
J’ai peur de tout.

 

 

TOUT TâCHE

Tout tâche : un petit blanc et du gros rouge.

 

 

Tout me fait tout :
les gens, les choses et la vie.
Rien ne me fait rien :
l’alcool, les calmants et la vie

 

 

L'IDIOT ET LE SAVANT

Ne connaître qu'une chose et la retrouver en toutes choses.
Connaître toutes choses et se perdre dans les choses.

 

 

Ceux qui savent toujours tout
et ceux qui ne savent jamais rien
se rencontrent tout le temps.

 

 

Tu crois avoir tout retenu de la vie,
qui s'écoule comme le sable entre les doigts.

 

 

EXTRAITS DU CARNET 1998-2004

 

PROUESSES DE L’INCAPABLE

Tu cherches à passer pour un incapable
pour ne pas montrer que tu es capable de tout.

 

 

LES PIEDS DEVANT

Alors que la vie étale des charbons ardents sous les pieds de l’un
et déroule un tapis rouge sous les pieds de l’autre,
la mort traite tout le monde de manière égale.

 

 

AUCUN ET TOUTE

Le malheur c’est aucun répit et toute la peine du monde,
aucun espoir et toutes les ambitions,
aucune raison et toutes les raisons.

 

 

LES DEUX BONNES

La bonne à rien paye la bonne à tout faire.

 

 

Tous les sourires restent dans le catalogue,
quand toutes les larmes coulent dans la maison.

 

 

MêME LE MENTEUR

Si tout le monde ment de temps en temps,
même le menteur ne peut pas mentir tout le temps.

 

 

Le découvreur voudrait être découvert,
pour que l’on découvre ses capacités à découvrir.
Le recouvreur voudrait que tout soit recouvert,
afin que l’on couvre sa capacité à tout recouvrir.

 

 

Tous les pour ne sont pas pour tout.
Ceux qui sont pour la peine de mort sont contre la vivisection.
Tous les contre ne sont pas contre tout.
Ceux qui sont contre la peine de mort sont pour l’avortement.

 

 

Il y a tout ce qu’on voit et qui nous lasse,
et tout ce que l’on ne voit pas et qui nous fascine.
Mais si l’on voyait tout ce que l’on ne voit pas,
tout ce que l’on ne voit pas, nous lasserait aussi.

 

 

L’homme qui savait faire jouir toutes les femmes
n’avait jamais connu la moindre femme.

 

 

TOUS LES MêMES

C’est parce que nous avons tous quelque chose de particulier,
que nous sommes bien tous les mêmes.

 

 

Tous les jours de ma vie, je pense à la mort.
Alors que tous les jours de ma mort, je ne pourrai plus penser à la vie.

 

 

POMPEI

Tous les cheveux s’envolent,
dans le train qui nous conduit
à la cité des morts.

 

 

EXTRAITS DU CARNET 1996-1998

 

Nous l’avons tous connu,
et nous l’avons tous perdu.

 

 

OEDIPE MéDUSé.

Celui qui voit ce que l’on ne doit pas voir
est un aveugle, qui ne peut voir ce que tout le monde voit.

 

 

CONNAISSANCE DE LA RECONNAISSANCE.

Tous ces gens qui veulent être reconnus
et qui ne se connaissent pas eux-mêmes.

 

 

TROIS VOYELLES.

Tous les matins, elle se lève.
Tous les jours, elle se lave.
Toutes les nuits, elle se love.

 

 

SCèNE PRIMITIVE.

Nous sommes tous des aveugles de naissance,
qui ne voulons pas voir ce qui nous a vu naître.

 

 

Toutes ces vies inutiles qui sont utiles à la vie,
toutes ces vies inutiles que la vie utilise.

 

 

Le tout tout de suite et le rien jamais ne se parlent pas.

 

 

TOURISTES.

Nous ne verrons pas tout et tout ne nous verra pas.

 

 

Personne ne veut mourir et tout le monde meurt.
Personne ne veut être pauvre, mais nous le sommes même riches.
Personne ne veut rester seul, alors tout le monde cherche l’amour.

 

 

On vit dans un monde
où tout le monde parle du monde dans lequel on vit.

 

 

LA LUTTE DU BIEN ET DU MAL.

C’est bien, ça va bien, c’est bien fait.
Tout va bien, c’est très bien.
C’est mal, ça va mal, c’est mal fait.
Tout va mal, c’est très mal.

 

 

Tout ce qui a été construit sera détruit,
car ceux qui détruisent ne meurent pas.
Tout ce qui a été détruit sera reconstruit,
car ceux qui construisent renaîtront.

 

 

MALGRé TOUT.

Malgré tout ce que j’ai pu faire, je n’irai pas en enfer.
Malgré tout ce que tu peux dire, tu n’iras pas au paradis.

 

 

La mort répond à toutes les questions.

 

 

Celui qui ne cherche rien et celui qui veut tout,
celui qui renonce au monde et celui qui se l’approprie,
vivent côte à côte.

 

 

JE VOUDRAIS êTRE UNE VOITURE.

Toutes les voitures ont des feux de détresse.
Toutes les voitures ont une roue de secours.
Quand je suis dans la détresse, et que personne ne me secourt,
je voudrais être une voiture.

 

 

Je n’ai rien : je n’ai pas mal au dos, je n’ai ni la peste, ni le choléra.
J’ai tout : je suis riche et beau, j’ai tout ce qu’il faut.
Je n’ai rien : je suis sans travail, ni logement, à la rue en hiver.
J’ai tout : le cancer du fumeur, le divorce, la faillite et la peur de la mort.

 

 

Un bon à rien est toujours prêt à tout.

 

 

EXTRAITS DU CARNET 1993-1996

 

Tout ce qu’on aurait pu avoir et que l’on n’a pas eu,
nous empêche de vivre tout ce qu’on a et qu’on aurait pu ne pas avoir.

 

 

Tout arrive trop tard pour celui qui a tout son temps.

 

 

Je recherche l’amour de toutes parts,
et je le repousse de partout.

 

 

JE SUIS LOIN DE TOUT.

 

 

L’éGALITé ULTIME.

Ce qui est bien,
c’est que tout finit mal.

 

 

Attention !
Si vous finissez tout ce que vous commencez,
vous aurez tout fini avant d’avoir commencé.

 

 

Tout rentre par les yeux dans le corps : les images, les formes et les couleurs.
Tout sort, par les yeux, du corps : la peur, le désir et les larmes.

 

 

Au début tout est différent.
à la fin c’est toujours la même chose.

 

 

CLAIRE DéPRESSION.

Quand j’étais déprimé et sans espoir, tout était simple.
Maintenant que je suis guéri, tout est redevenu possible, confus, incertain et compliqué.

 

 

Tous les egos sont égaux.

 

 

Tous les enfants voudraient que le train déraille,
quand les adultes ont peur que l’avion s’écrase.

 

 

EXTRAITS DU CARNET 1991-1993

 

Tous les prénoms sont des saints,
tous les noms sont des diables.

 

 

PLAYMOBIL

Sur la route, il y a des voitures, autour des maisons et quelque part des usines.
Tout est prêt pour la partie de playmobil.

 

 

Tout est de cendres, tout est d’argile, tout est de larmes.
Tout me ravit, tout me brise.

 

 

Par où commencer et comment terminer ?
Le milieu tout le monde s’en fout.

 

 

C’EST BIEN FAIT

Tout vient trop tard, sauf la vieillesse.
Tout va trop vite, sauf la vitesse.
Tout a une fin, même le début.
Il y a toujours quelque chose
qui contredit ce que tu dis
et qui s’accorde avec la vie.

 

 

Toutes les pièces, sans boîte, s’emboîtent.
Toutes les pièces s’emboîtent sans boîte.
Sans boîte, toutes les pièces s’emboîtent.

 

 

APRèS LE UN

Avec le deux, c’est la haine, la guerre et l’amour.
Avec le trois, c’est la trahison, la jalousie et la mort.
Après le trois, tout recommence.

 

 

Il n’y a que la vie qui dure toute la vie.

 

 

Tout le monde parle, tout le monde ment.
Chaque jour le matin, chaque jour le soir.
Chacun achète et chacun paye.

 

 

Quand tout le monde se trompe sur le monde,
tout le monde trompe tout le monde.

 

 

PRESQUE PAREIL

C’est partout pareil.
C’est pareil pour tout.

 

 

Hier soir,
j’ai pensé à tout ce que j’avais envie de faire et que je ne pourrai jamais faire.
Hier soir,
j’ai pensé à tout ce que je devrais faire et que je ne ferai jamais.
Hier soir,
j’ai pensé à tout ce que je devais faire et que je n’avais pas envie de faire.

 

 

çA RECOMMENCE

Il faut tout recommencer, toujours tout recommencer.
Il faut toujours recommencer, tout recommence toujours.

 

 

Tout le monde sait commencer, peu savent finir.

 

 

Tout faire deux fois.
La première parce qu’on ne sait pas.
La deuxième parce qu’on le sait.

 

 

On oublie tout,
sauf ce que l’on voudrait oublier.

 

 

Je suis tombé tout seul dans le réel.
Je suis tombé dans le réel.
Tout seul dans le réel.

 

 

NUIT ET MATIN

Le jour tout m’ennuie,
le soir rien ne m’atteint.

 

 

EXTRAITS DU CARNET 1988-1991

 

Toutes les ruses que l’on déploie pour être autre chose que ce que l’on est,
toutes les fois que l’on échoue à exister par soi-même.

 

 

TOUT ET TOUT

On peut tout dire avec tout mais pas tout dire en le disant.
Le tout est dans la partie mais la totalité n’est pas le tout.

 

 

On peut tout dire avec n’importe quoi.
On peut tout dire avec un arbre, une maison, un pont, ou une table.
Mais quand vous avez réalisé cela, vous ne pouvez plus dessiner.

 

 

RIEN NE DURE, TOUT EST MOU.

 

 

TOUT EST POSSIBLE, MALHEUREUSEMENT.

 

 

TOUS ET TOUTES

Toutes ces prisons et tous ces voleurs.
Toutes ces écoles et tous ces cons.
Tous ces hôpitaux et toutes les maladies.

 

 

TOUTE MERDE A SON CHIEN

Toute merde a son chien,
toute merde a son coprophage.

 

 

LA MAUVAISE MèRE

Toute merde, tout lait, toute bite, tout trou.
Toute la tendresse du monde, toute la méchanceté du monde.

 

 

Je ne dis rien et je me répète tout le temps.
Je ne dis rien mais je le répète tout le temps.

 

 

La première fois c’est très beau.
À la deuxième tout est fini.
Tout recommence deux fois.

 

 

Dans l’air tout va vite, les anges et les avions.
Sur terre tout résiste, la vie et l’ambition.

 

 

Vous mes frères,
du plus grand au plus petit tout diminue,
mais du plus grand et de la vie tout s’éloigne.

 

 

Nous sommes tous,
nous sommes tous,
nous sommes tous...
Tout ce que vous voulez
de toute manière ce sera toujours vrai.

 

 

LA CHUTE

Toutes les routes s’éloignent de moi et les rivières coulent interminablement vers le bas.
Nous sommes sur un toboggan géant qui nous emporte tous au même endroit.

 

 

TOUJOURS TOUT LE TEMPS

Toujours tout le temps,
quelqu’un va chez Darty acheter une machine à laver.
Mais le monde est ainsi fait,
que, tous autant que nous sommes, nous n’y allons pas tous en même temps.

 

 

Nous venons de nulle part et nous allons quelque part.
Mais qui se souvient du début quand tout le monde connaît la fin ?

 

 

Toutes les fautes que nous avons faites,
toutes les erreurs que nous avons commises,
se tapent sur l’épaule en riant aux éclats
quand elles parlent de nous.

 

 

Savoir que tout n’est qu’illusion c’est vivre dans l’illusion.

 

 

Si ce n’est la faute de personne ce sera le sort de tout le monde.

 

 

TOUS LES HôPITAUX SE MOQUENT DE TOUTES LES CHARITéS

J’entends tous ces hôpitaux qui se moquent de toutes ces charités.
Mais si je le dis, je suis un hôpital qui se moque de votre charité.

 

 

SI TOUT EST POSSIBLE, RIEN N’EXISTE.

 

 

ARDOISE MAGIQUE

Je voudrais qu’on m’efface comme une ardoise,
qu’un gamin trace mon nom à la craie,
d’une main malhabile et innocente,
pour tout recommencer.

 

 

ALL IS BROKEN

Tout est bien, tout peut arriver. Tout s’est joué, tout est menti.
Tout se sait, tout est à refaire, à recommencer, à reprendre.
Tout est possible, tout est arrivé. On oublie tout, tout recommence.
Tout est inutile, tout est perdu, tout est fini, tout est là : rien ne se perd.

 

 

ABéCéDAIRE

Dans la file des B, tu attends le dernier A.
Dans la file des Z, tu crois que tout a une fin.

 

 

Les hommes cherchent des femmes qui cherchent.
Les femmes cherchent des hommes qui cherchent.
Tout le monde cherche ce que tout le monde cherche.

 

 

Bien, c’est ainsi, tout recommence.
Chaque seconde, chaque jour, chaque mois, chaque année.
Bien, c’est ainsi, tout recommence,
respirer, manger, chier, s’emmerder.
Bien, c’est ainsi, tout recommence.

 

 

Ne rien avoir et tout attendre,
et tout posséder quand on n’attend plus rien.

 

 

Je n’ai rien et j’attends tout.
Ils ont tout et n’attendent rien.
Je n’ai rien et ils ont tout.
J’attends tout et ils n’attendent rien.

 

 

Les jours de la semaine ne se ressemblent pas, mais toutes les semaines sont pareilles.
Les mois sont changeants, mais les années sont toujours les mêmes.
Les hommes sont différents, mais toutes les vies sont identiques.

 

 

EXTRAITS DU CARNET 19XX-1987

 

Tous les objets sont transparents,
sauf la radio et la télévision.

 

 

LE BRUIT DE LA PISSE QUI TOMBE PAR TERRE.

Tous les hommes sont différents,
mais le bruit de la pisse qui tombe par terre est toujours le même.

 

 

Toutes les putains sont des femmes.
Tous les salauds sont des hommes.

 

 

TOUTES LES TORTURES DE MON CORPS.

Ils m’ont coupé les doigts avec des patins à glace.
Ils ont fait crisser la craie sur le tableau noir.
Ils m’ont répété qu’ils m’aimaient en me tapant dessus.
Ils m’ont caressé avec les dents des rats vivants.
Ils ont passé mes yeux au papier de verre.
Ils ont trouvé toutes les tortures de mon corps.

 

 

TAPIR OU TATOU.

Si c’est pas pire, c’est bien tout.
Et si c’est tout, c’est bien pire.
Tapir ou tatou ?

 

 

Dans ma main,
toute la tendresse du monde
pour te caresser.

 

 

Les casseroles sont empilées dans toutes les cuisines.
Toutes les casseroles sont empilées dans la cuisine.

 

 

Toutes les fées se sont penchées sur mon berceau,
même la fée Carabosse.

 

 

Tout est bien qui ne finit pas.

 

 

Tout le monde peut parler, alors personne ne se tait.

 

 

Tout ça c’est moi et ça c’est tout moi.

 

 

Tout va mal et rien ne va plus sont de faux jumeaux.

 

 

TOUT EST TROP.

Donnez moi tout l’or du monde pour que je pleure,
et toutes les femmes afin que je sois désespéré.

 

 

Il y a du temps tout le temps.

 

 

Tout advient, rien n’arrive.

 

 

POèME DE LA DOUBLE IMAGE.

J’ai peur et je suis bien.
Je t’aime et tu es loin.
Rien n’est là, tout est ailleurs.

 

 

TOUT OU RIEN.

Elle veut tout rapidement,
je ne veux rien lentement.

 

 

LOTO.

Nous n’avons qu’un seul lot,
mais nous pensons que tout le monde doit gagner.

 

 

 

 

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